Dimanche 11 Mai 2008

Longtemps, j’ai pensé que le jardin d’enfance se situé a quelques kilomètres de notre ville, un jardin d’une maison  se trouvant dans un petit village, la maison de ma grande tante, celle qui enseigna zmane le latin, d’ailleurs petit, je me demandais bien ce qu’elle racontait. Il faut dire que mis a part les fêtes de l’aide, et quelque mounasabates, je ne m’y rendais plus, si ce n’est que brièvement. La semaine dernière, nous devions lui préparer une petite surprise pour son anniversaire, et c’est fou comme le temps peut être contraignant. J’avais prie le temps de revoir pièce par pièce cette maison de style coloniale, avec un toit en ardoise, et un jardin immense, qu’est-ce qu’on a pas fait dans ce jardin, déjà, rien qu’à l’entrée, on voit le figuier sur lequel, il y avait accrocher une balançoire, celle qui me donna les premières sensations de mal au cœur quand ça allait trop vite, là on l’on avait les mains gluante avec le liquide qui sortait quand on cueillait ses fruits, mais aussi, là où mon frère a eu sa première fracture, purée, je me rappel, le salop il n’a même pas pleuré devant moi, auccun indice de vulnérabilité a coté du petit frère, parcontre, j’ai su qu’à l’hôpital… et puis un peu plus loin, y’avait un oranger, qui donnait des oranges amères, pourtant, on en raffolait, on les coupait en rondelles et puis on les saupoudrait avec du sucre et de la cannelle, et ma tante qui criait pour qu’on fasse attention a sa vaisselle ( millénaire lol), mais on s’en fichait pas mal de tout ça, l’un de mes dada d’autre fois était de mélanger le jus, le sucre et la cannelle sur le fond de l’assiette avec mes doigts une fois le fruit mangé, mes cousines disaient que j’était dégoûtant, bref, j’aimais bien ça, ça donnait des formes bizarres comme résultat, et puis un peu a l’écart du jardin sur un coin camouflé par des buissons des cannes séchés, on chassait le pigeon, simple, croisé, voleur, voyageur (j’en fais un peu trop lol), ya hasraaa
et puis y’a ce vieux transistor, la cheminé dans laquelle se trouvait un rat grand comme ça (kbir bezzaf) qu’est-ce qu’on était naïf mon Dieu, on y croyait vraiment d’ailleurs je l’ai dit a mes petites nièces qu’il y était toujours ce foutu rat dans cette foutue cheminé qui n’a jamais été ramoné je suppose et qu’elle n’a pas été ma déception en constatant qu’elles n’y ont rien gobées de tt cela. Le temps change certes, mais le temps s’est arrêté dans cette maison, sur ses mures, quelques cadres avec des photos sur les coins, des morts, des vivants et des jamais vu dans ma vie… ça sentait l’enfance, l’innocence, là ou l’on écoutait du brel et du piaf, là ou l’on faisait des châteaux avec les oreillers, et puis là ou l’on ne pouvait s’endormir avant d’avoir arrêter le pendule de la vieille horloge (el magana), c’était l’enfance, là ou l’on chantait l’eau vive.

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publié par le grand dans: phenix

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