Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /2008 00:00

Une éternité passée devant cet écran blanc, ne sachant quoi mettre sur un ultime billet. Je ne sais si j’ai bien fait de lire certains billets d’adieu ou pire même, leurs commentaires, mais croyez moi, même si le phénix est mythologique, ses larmes sont réelles.
Beaucoup de chose que j’ai omit de raconter, des coups de cœur que j’ai partagé et  des coups de gueule que j’ai avalé, il faut dire ce qu’il en ait, nous avons partagés tellement de chose.
Est-ce une formidable aventure ? certainement.
Des souvenirs à garder ? beaucoup même.
Suis-je triste ? ça y ressemble.
En parcourant mes anciens billets, j’ai trébuché sur un article que j’ai publié après mon retour d’un stage sur la capitale, dans le quel je donnais mes impressions sur chaque filiale des énergies renouvelables que j’ai eu à croiser et une chose m’a captivée lors de cette lecture où je m’étais focalisé sur « l’éolien » ; disons que le hasard a voulue que mon année pratique (voir toute ma post-graduation) soit basée sur l’éolien, est-ce un hasard ? je dirait non, mais juste un destin, ce même destin qui m’a parachuté sur cette plateforme pour me donner le plaisir de connaître des gens sympathiques (et d’autres moins ;-) pour partager des moments riches en émotions, en culture, en science et même en savoir vivre, et toujours ce même destin qui appose la fin de cette aventure.
Tant de chose que j’aurais aimé partager avec vous, et pour vous dire, je n’y crois pas aux renaissances ni au résurrections, vous vous en rendez compte !!!! une honte pour un phénix, mais je crois dur comme fer au mektoub, je le respecte même. Ce n’est ni un adieu ni un au revoir, juste une reconnaissance. Et pour rependre à une question posée comme titre, ben NON, rien de rien.

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Allah yhannikoum, fi l’amane.

Sidi Mohammed, alias « le phénix » et en toute modestie « le grand ».

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Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /2008 00:00

Longtemps, j’ai pensé que le jardin d’enfance se situé a quelques kilomètres de notre ville, un jardin d’une maison  se trouvant dans un petit village, la maison de ma grande tante, celle qui enseigna zmane le latin, d’ailleurs petit, je me demandais bien ce qu’elle racontait. Il faut dire que mis a part les fêtes de l’aide, et quelque mounasabates, je ne m’y rendais plus, si ce n’est que brièvement. La semaine dernière, nous devions lui préparer une petite surprise pour son anniversaire, et c’est fou comme le temps peut être contraignant. J’avais prie le temps de revoir pièce par pièce cette maison de style coloniale, avec un toit en ardoise, et un jardin immense, qu’est-ce qu’on a pas fait dans ce jardin, déjà, rien qu’à l’entrée, on voit le figuier sur lequel, il y avait accrocher une balançoire, celle qui me donna les premières sensations de mal au cœur quand ça allait trop vite, là on l’on avait les mains gluante avec le liquide qui sortait quand on cueillait ses fruits, mais aussi, là où mon frère a eu sa première fracture, purée, je me rappel, le salop il n’a même pas pleuré devant moi, auccun indice de vulnérabilité a coté du petit frère, parcontre, j’ai su qu’à l’hôpital… et puis un peu plus loin, y’avait un oranger, qui donnait des oranges amères, pourtant, on en raffolait, on les coupait en rondelles et puis on les saupoudrait avec du sucre et de la cannelle, et ma tante qui criait pour qu’on fasse attention a sa vaisselle ( millénaire lol), mais on s’en fichait pas mal de tout ça, l’un de mes dada d’autre fois était de mélanger le jus, le sucre et la cannelle sur le fond de l’assiette avec mes doigts une fois le fruit mangé, mes cousines disaient que j’était dégoûtant, bref, j’aimais bien ça, ça donnait des formes bizarres comme résultat, et puis un peu a l’écart du jardin sur un coin camouflé par des buissons des cannes séchés, on chassait le pigeon, simple, croisé, voleur, voyageur (j’en fais un peu trop lol), ya hasraaa
et puis y’a ce vieux transistor, la cheminé dans laquelle se trouvait un rat grand comme ça (kbir bezzaf) qu’est-ce qu’on était naïf mon Dieu, on y croyait vraiment d’ailleurs je l’ai dit a mes petites nièces qu’il y était toujours ce foutu rat dans cette foutue cheminé qui n’a jamais été ramoné je suppose et qu’elle n’a pas été ma déception en constatant qu’elles n’y ont rien gobées de tt cela. Le temps change certes, mais le temps s’est arrêté dans cette maison, sur ses mures, quelques cadres avec des photos sur les coins, des morts, des vivants et des jamais vu dans ma vie… ça sentait l’enfance, l’innocence, là ou l’on écoutait du brel et du piaf, là ou l’on faisait des châteaux avec les oreillers, et puis là ou l’on ne pouvait s’endormir avant d’avoir arrêter le pendule de la vieille horloge (el magana), c’était l’enfance, là ou l’on chantait l’eau vive.

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Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /2008 00:00

Ferial, je te remercie du fond du coeur pour ce magnifique relais, t’as été formidable. L’histoire en chaîne, 19ème partie.

 

 

 

Boualeme sortit rapidement de l’hôpital pour retourner à la maison, il était triste mais contant de savoir Zoubida en vie, rien que le fait d’y penser à une éventuelle mort de la vieille le rendait abattu ; sur la cage d’escalier de son immeuble, il croisa Mogli et ce dernier le questionna :
- c’est vrai que la vieille folle est morte ?
- non y a lahmar, elle est en vie…
- purééééé
- ala rassak, t’aurais aimé qu’elle soit morte, hein !!! mais t’inquiète, je sais ce qu’elle t’as fait, je ne le dirais à personne en laissant glisser un petit clin d’œil.
Mogli rouge de rage, mit sa tête au fond de sa nuque et décarpille sans dire un mot.
- hay haaaaay, zaama t’as été choqué par sa nudité, hahahahaha, rajouta Boualem, et Mogli qui accéléra de plus en plus rapidement son pas…

- Bselkhir yemma, tata Zoubida n’est pas morte…
- oui je sais, ma voisine me l’a dit.
- elle demande après toi, et elle a bien précisée, elle te veut toute seule.
- MOI !!
- qu’est-ce qu’il y a ? t’as peur d’une vieille femme qui vient d’être percuté par un chauffard ?
la maman de Boualeme ne rependit pas, et sombra dans ses pensées, et de tout ce qu’ils ont cachés au petit. Sahha ya wlidi, j’irais après la prière de l3asre.

à l’hôpital, le père de Boualem est resté avec Bekri, il se disait bien qu’il le connaissait, qu’il l’avait déjà vue auparavant, mais n’arrivait plus a le situer dans sa mémoire, ils parlaient de l’accident, de Houari et de son sang froid mais surtout de Zoubida, voyant Bekri anéantie par ce qui venait d’arriver, il lui demanda :
- comment la connaissais tu ?
- tu ne me croira jamais…
- vas y, yak ho…
- j’étais son garde du corps, et celui de toute la famille.
- je t’ai demandé de me balancer une vérité et non pas une salade, répliqua le père de Boualem.
-… je t’avais dit, tu ne me croirais pas, d’ailleurs prostitué elle l’est dans vos pensées, prostitué elle est dans votre réalité, peuple immonde vaaaa.

- chuia respect ya si mohammed…

- il va falloir qu’elle vous le dise un jour que …
- que quoi !!! toi aussi t’es au courant du petit Boualem ? dit le père.
- je ne suis au courant de rien, je sais seulement que j’avais échoué dans ma mission de la protéger, qu’elle avait perdu la raison après la mort de Loundja et qu’elle allait sûrement finir par retrouver un petit, le petit de Loundja.
le père de Boualeme était ébahit par les propos de Bekri et surtout de savoir qu’il était lui aussi au courant de l’existence de Lounja mais c’est à ce moment là que vint la maman de Boualem drapée dans son haïk et que seul son mari pouvait la reconnaître, il voyait bien l’angoisse ressurgir de ses yeux, il lui fit un signe de la tête pour qu’elle le rejoigne.
- ya rajal, je suis sûr qu’elle va nous maudire.
- je ne sais pas, elle demande après toi, t’inquiète pas je t’accompagne. (murmura le père de Boualeme).

A l’entrée de la pièce qui sentait le formole où se trouvé Zoubida allongée sur un lit essayant de manger un bout de banane ; ils disent bonjour et se placèrent de part et d’autre d’elle.
- ça va vous paraître anormale, mais j’ai une devinette pour vous deux, puisque t’es venue avec monsieur !
- … houiiii
- qui a presque 13 ans ? très futé ? rend service ? têtu comme une mule ? vivant chez vous et qui n’est pas votre fils ?
le père de Boualeme, la gorge serrée répondit non sans peine : Boualeme…
- erreur, répliqua Zoubida en serrant très fort son point, il s’appel Slim.

Le monsieur sursauta dans son blaser acheté du magasin de friperie d’accoté puis demanda à la vieille qui ne manquait pas de mettre son dernier souffle pour rendre l’âme dans ce foutu hôpital :
- pourquoi nous as-tu suivie jusqu’à Alger centre !!! pourquoi ?
- pour avoir toujours un œil sur mon petit fils, répondit Zoubida avec un relâchement des nerfs qui laissa couler de chaudes larmes que seule le couple en était témoin.
avec une gorge tremblante, le père de Boualeme n’y croyait pas, ça ne pouvait être vrai et dit :
- comment… !!!!! t’es la mère de Lounja ?
- non, sa belle mère, elle était la femme de mon fils Hamoud, répliqua la vieille, parfois, le fait de voir nos propres fils épanouie dans les bras d’une autre femme nous rend malheureuse, mais j’aimais bien Lounja, elle a su garder la tête froide dans les moments les plus délicats, contrairement à Hamoud, zaama la terreur, pfffff…
la maman de Boualem était choqué par ce qu’elle venait d’apprendre, mais se trouvait dans l’incapacité de dire un mot, et son marie arrivant à peine à avaler sa salive resta un moment aphone devant la vieille, les bouts de ses doigts grattant la tangente de sa calvitie, presque effrayé de connaître une autre vérité qui mettrait en doute sa vision de la vie et son geste qui date de plus de 10 ans puis dit :
- je pensais… nous pensions… tout le monde au village pensait  que vous étiez des pu…
Zoubida ne le laissa point terminer sa phrase qu’elle répliqua par :
- dans un pays qui a connue les horreurs durant la période coloniale et une fitna après l’indépendance, mieux valait se faire passer pour des putins que pour des proches d’une personnes en opposition avec le gouvernement, comme si le fait de dire toujours OUI a un raïs allait  faire renaître le sourire aux jeunes, tozzzzz !!!!
le père de Boualeme ébahit par les propos de la dame qui n’avait rien de folle en ce moment là, laissa sa mâchoire inférieure s’incliner en donnant image à une gueule de stupéfaction, puis la vieille dame reprit :
- mon mari ne supportait pas de voir son propre pays sombrer dans le gouffre, il tenta a mainte reprise de raisonner les gens de la « mouhafada » mais les instructions étaient formelle et il s’etait fait beaucoup d’innemis. Sachez que l’histoire n’est écrite que par les vainqueurs, y a qu’a voir de se qu’ils ont fait de Benbella, Boudiaf, Messali et j’en passe, certes, mon marie était riche mais les gens du maquis  ne supportaient pas  de recevoir des leçons d’un bourgeois qui a payé ses études à el kahira.
- et donc… !!!??? souffla le couple.
alors il a préféré foutre le camps et de sauver sa peau, maroc, espagne, hongrie, puis… plus rien, aucune nouvelles. Parcontre, les affaires de l’oppositions battaient toujours son plein ici, nous n’avons jamais arrêter notre activisme, on avait acheté une maison dans votre village, et les amis de mon marie venaient quotidiennement nous rendre visite pour nous faire part de l’état d’avancement de notre partie illicite.

- alors ces gens là n’étaient pas des personnes qui cherchaient de passer du bon temps avec prostitués mais des gens qui faisaient tout simplement de la résistance… conclu bêtement et méchamment le père de Boualeme a petite voix.


- t’as tout compris ya si… répliqua Zoubida.
- mais pourquoi ne pas vous être enfuie avec votre marie ?
- il y a des choses qu’on ne peut expliquer dans la vie, je ne pouvais fuir la terre qui a été libérée par le sang de ma famille, Lounja était enceinte de Hamoud, et mon marie nous avait même payé un garde autour de la maison, c’etait Bekri.
- Bekri !!!! donc il avait dit vrai !!!
- un moment d’inattention, et le destin peut chambouler tout une vie. Et puis vous savez, la politique de l’autruche ne peut réussir a chaque fois, en sauvant l’honneur de notre face, on oublie parfois de mettre le derrière a l’abrie, malheureusement, c’est ce qui s’est passé a mon marie ; j’avais pensé qu’en m’éloignant de la grande ville, j’allais assumé ma vie et celle de mon fils et Lounja, mais ils nous ont retrouvés, une machination politique derrière des intérêts religieux avec des villageois idiots, ils voulaient toucher là où ça fait mal, ils ont réussie, d’ailleurs ils en ont toujours derrière moi, j’ai su que mon fils a été tué dernièrement, zaama maquillé en suicide et moi-même, aujourd’hui par cette voiture et ce chauffard, ils ne nous laisseront jamais tranquille…
- ne t’inquiète pas, toute la police de la capitale et de ses environs sont à la recherche de la voiture qui a voulu te tué, disait la maman de Boualeme laissant tomber son haïk au niveau de ses chevilles sans se rendre conte tellement elle fut impressionnée par le tournant de l’histoire.
- le problème est ailleurs, personne de ma famille ne sera a l’abri, et puis avec l’apparition du serpent, je l’ai vu dernièrement, ce n’était pas de bonne augure, là où il passe, l’odeur de la lâcheté précède celle de la mort, il a toujours été un indicateur, un missionnaire sans scrupule … répliqua Zoubida. Et puis toi ya madame, je sais que t’as très bien prie soins du petit Slim… pardon, je voulais dire Boualem, je te remercie pour tout ce que tu as fait.

Elle n’eut pas le temps de terminer ses propos quand un homme vêtu d’une blouse bleu hideuse d’infirmier avec une moustache digne d’un gaulois entra et dit :

- «  hayaaa jma3a, lé vézéte cé térméné, et toutwiste, djouzou doumin nchallah»
à peine s’ils avaient eu le temps de dire au revoir à la vieille dame qu’ils se retrouvèrent mis dehors.

 

 

 

La suite est chez  maître Firenze, ou bien chez notre ChéGuévara Clando.

Bien à vous tous.

ps : excusez la vulgarité du narrateur, mais il devait se mettre dans la peau des personnages.

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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /2008 00:00

Dites moi que l’homme n’a jamais tué pour son propre plaisir, que les montagnes de naguères se sont déjà rencontrés, que l’impossible n’a jamais été humain, que l’art a toujours fait bon ménage avec la manière, que l’ours par crainte, fit don de sa peau avant même qu’on l’ait aborder, que l’imbécile a déjà changé d’avis, que les fins n’auront jamais lieu…

Madona – Like a prayer.

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Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /2008 00:00

Je nommerais chaque dzblogueur à la tête de chaque Wilaya (48, faites vite).
Je nommerais mes plus proches (amis, familles) à la tête de chaque ministère (pas plus de 10 c’est promis).
Par contre, je remplacerais le ministère des « moudjahidine » par le ministère des « Blog » (qui prendra en charge les victimes de Dzblog du 5 juillet 1962 au 15 mai 2008, puré, on sera nombreux :-) avec une prime de Ma3toubine el harbe qui sera octroyée pour tout ceux qui ont perdu des commentaires.
Je donnerais pour chaque rue, le nom d’un blogueur disparu, avec une chahada charafya pour la famille en prime.
J’investirais sur les énergies renouvelables dans notre blogosphère.
J’augmenterais les salaires, je diviserais par 10 le prix de la patate et pour chaque abonnement de 1Mo/s d’adsl, y’aura 2 bidons d’huiles de 5 litres.
Je revaloriserais le dinar en une unité de Blog Rank (travailler plus pour gagner plus).
Je ferais circuler des commérages sur Over-blog, en les accusant d’enrichissement secret de l’uranium, je les entraînerais sur l’axe du mal.
Je triplerais les salaires des retraités, des moins retraités, des pas encore retraités, des « mazal b3ide manwalli retraité » et même de ceux qui viennent juste d’imaginer d’être un jour retraité, les mamies y compris.
Je fériériserais chaque jour de l’année qui coïnciderait avec le jour de naissance d’un nouveau né dans notre communauté.
Des patches de nicotine pour tout les plogueurs qui aimeraient arrêter la cigarette.
J’officialiserais l’histoire en chaîne comme Fables de Mkidech.
Tout le monde serait contant, avec des sourires jusqu’aux dents et…

Pardons, je m’étais assoupie devant mon écran, je pensais seulement que… si j’étais…

Gérard Lenorman - Si j'étais président
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